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Editorial 2018 Français

REVOLUTION INDUSTRIELLE, CLIMAT, LOBBIES ET HABITUDES 

Besoin d’un récit

Dans le contexte très mouvant actuel, nous avons besoin d’un récit, d’une narration, d’une histoire, qui puisse rendre compte à la fois des mutations ultra rapides que nous vivons et du temps long de l’histoire. Nous privilégions le récit des révolutions industrielles et des chocs qu’elles provoquent. A la suite notamment des travaux au siècle dernier de l’économiste Joseph Schumpeter, nous définissons une révolution industrielle comme une période d’accélération de l’innovation et de la destruction créatrice, deux caractéristiques fondamentales du capitalisme, par l’apparition de grappes d’innovations radicales, notamment dans les domaines de l’énergie, de la communication et des transports.

Un mouvement séculaire

Les révolutions industrielles apparaissent curieusement, du fait des hasards de l’histoire, dans les années 70. A partir de 1770, débute la première révolution industrielle basée sur la machine à vapeur et le charbon. A partir de 1870, commence la deuxième révolution industrielle fondée notamment sur le moteur à explosion et le pétrole. A partir de 1970, apparait la troisième révolution industrielle fondée sur le numérique et, potentiellement, sur les énergies renouvelables.

La révolution industrielle est donc un mouvement séculaire ! C’est un récit qui rend compte à la fois d’innovations radicales et du temps long de l’histoire. Cest un mouvement d’une grande violence, qui s’installe ensuite dans la durée. Il se traduit par une transformation radicale des modes de production, de consommation et de vie.

Choc frontal avec la biosphère

Fondées sur l’utilisation systématique des énergies fossiles, les révolutions industrielles, y compris la troisième dans ses débuts actuels[1], émettent de très grandes quantités de gaz à effet de serre, tout particulièrement de carbone, qui dérèglent complètement le climat. Elles multiplient également les atteintes à la biodiversité et consomment de façon excessive les ressources naturelles.

Sur la question du climat, l’accord de Paris de décembre 2015 définit pour la première fois un cadre mondial de lutte contre le dérèglement climatique. Mais tout dépend du contenu futur des feuilles de route climat de chacun des pays signataires.

Une feuille de route climat ambitieuse

En juillet 2017, le gouvernement français a défini les grandes lignes de sa feuille de route climat qui va se décliner par des plans sectoriels et thématiques tout au long du quinquennat présidentiel. L’objectif est très ambitieux : atteindre la neutralité carbone dès 2050. C’est l’objectif de la Suède et des Pays-Bas. La Norvège espère l’atteindre dès 2030.

La taxe carbone va passer de 30 € la tonne en 2017 à 44 € en 2018 pour atteindre 86 € en 2022. Elle devrait dépasser les 100 € avant 2030.

Trois secteurs sont essentiels : l’immobilier, les transports et l’agriculture. Un enjeu essentiel est le parc immobilier dont la totalité devrait atteindre en 2050 les performances de la réglementation thermique actuelle des bâtiments neufs, qui est actuellement une des plus ambitieuses de la planète ! L’automobile devra être moins individuelle, plus occupée, plus électrique. Les fiscalités diesel et essence seront harmonisées d’ici 2021 et il ne devrait plus y avoir de voitures à essence et à diesel à partir de 2040. L’alimentation devrait connaître une forte évolution, avec moins de viande et de lait et plus de produits locaux.

L’objectif est la mise en place d’une économie circulaire. L’économie actuelle est linéaire : on extrait, on fabrique, on consomme, on jette. Elle se traduit par un fort gaspillage des ressources et une grande production de déchets. L’économie circulaire supprime la notion même de déchet qui devient une matière première pour l’industrie. L’ensemble de la production est recyclé.

Résistance des lobbies

Une telle feuille de route climat suscite de fortes résistances des lobbies de la deuxième révolution industrielle mais également de ceux de la troisième.

Le lobby fossile est touché de plein fouet. Dans le même temps, il s’oppose au processus et investit dans les énergies renouvelables. Il joue la montre sur la longueur de la transition, en s’appuyant sur le gaz.

Le lobby nucléaire a un argument de poids : l’électricité qu’il produit est décarbonée. Mais les risques en matière de sécurité sont élevés, et surtout le prix du kWh nucléaire est devenu plus élevé que celui des énergies renouvelables.

Le lobby automobile fait de la résistance. Il abandonne progressivement le diesel, investit dans le véhicule électrique et joue la montre sur la longueur de la transition avec la voiture à essence.

Le lobby du transport aérien agit surtout pour échapper à la taxe carbone, car l’avion solaire n’est pas pour demain.

Le lobby agricole va résister longtemps car le remplacement du modèle productiviste par des modèles écologiques est une véritable révolution économique, technique et culturelle.

Le lobby numérique n’est pas dans la logique de la feuille de route : il consomme énormément d’énergie et le smartphone, fabriqué dans le cadre d’une très forte division internationale du travail et conçu pour être non réparable et rapidement obsolète, est un contre modèle pour l’économie circulaire.

Poids des habitudes

Au-delà de l’action logique des lobbies, la feuille de route trace une transformation profonde des modes de vie de la population dans tous les domaines : alimentation, habitat, transports, consommation, travail, loisirs. Ce changement sera complexe et difficile car le poids des habitudes est important.

Mais le mouvement a déjà commencé

Ce mouvement est particulièrement actif au niveau local, dans des régions, des agglomérations et des campagnes. Le moteur de l’action est dans les territoires.

Concluons sur deux exemples très contrastés. La ville de Paris s’est fixée comme objectif la neutralité carbone en 2050 et a commencé à infléchir, en suscitant des débats souvent très animés, les modes de vie des habitants[2].

En Alsace, le village de 2 000 habitants d’Ungersheim  a mis en place un plan ambitieux de 21 actions pour le 21eme siècle autour de trois idées intéressantes : autonomie intellectuelle, indépendance énergétique, souveraineté alimentaire[3].

Le mouvement est en cours, avec le jeu des pouvoirs et des contre-pouvoirs, les tâtonnements, les erreurs, les premiers résultats.

[1] L’Agence Internationale de l’Energie indique qu’en 2014, les énergies fossiles représentent 81% du mix mondial de l’énergie primaire.

[2] Pour écouter la chronique radio  sur carbone et évolution des modes de vie parisiens, cliquez ici.

[3] Pour écouter la chronique radio sur l’intéressant cas d’Ungersheim, cliquez là.

Editorial 2018 English

FRANCE : INDUSTRIAL REVOLUTION, CLIMATE, LOBBIES AND HABITS 

We need a narrative

In today’s fast changing context, we need a narrative, a story that can account for both the rapid changes we are experiencing and the long-term evolutions in history. We favor the narrative of the industrial revolutions and the shocks that they provoke. Following the work of the economist Joseph Schumpeter, we define an industrial revolution as a period of accelerating innovation and creative destruction, two fundamental characteristics of capitalism, particularly in the fields of energy, communication and transport.

A centennial movement

The industrial revolutions appear curiously, by historical coincidence, in the 70s. From 1770, begins the first industrial revolution based on the steam engine and coal. From 1870, initiates the second industrial revolution based in particular on the combustion engine and oil. From 1970, appears the third industrial revolution based on digital technology and, potentially, on renewable energy.

The industrial revolution is therefore a centennial movement! It is a narrative that reflects both clusters of radical innovations and long-term  history. It is a movement of great violence, which then settles in the long run. It results in a radical transformation of production modes, ways of consuming and lifestyles.

Head-on collision with the biosphere

Based on the systematic use of fossil fuels, industrial revolutions, including the third revolution in its current beginnings[1], emit very high emissions of greenhouse gases, especially carbon, which completely deregulate the climate. They also multiply the damage to biodiversity and consume excessively natural resources.

On the climate issue, the Paris agreement of December 2015 defines for the first time a global framework for combating climate change. But everything depends on the future contents of the climate roadmaps of each of the signatory countries.

France: an ambitious climate roadmap

In July 2017, the French government defined the main lines of its climate roadmap that will be broken down by sectoral and thematic plans throughout the five-year presidential term. The goal is very ambitious: to achieve carbon neutrality by 2050. This is the goal of Sweden and the Netherlands. Norway hopes to reach it by 2030.

The carbon tax will go from € 30 per tonne in 2017 to € 44 in 2018 to reach € 86 in 2022. It should exceed € 100 before 2030.

Three sectors are essential: real estate, transport and agriculture. A key issue is the building stock, the total of which should reach in 2050 the performance of the current thermal regulation of new buildings, which is currently one of the most ambitious on the planet! The car will have to be less individual, more occupied and more electric. Diesel and petrol taxation will be harmonized by 2021 and there should be no more gasoline and diesel cars from 2040. Food should undergo a strong evolution, with less meat and milk and more local products.

The objective is the development of a circular economy. The current economy is linear: we extract, we manufacture, we consume, we discard. It results in a waste of resources and a large production of waste. The circular economy removes the very notion of waste, which becomes a raw material for industry. All production is recycled.

Resistance of lobbies

Such a climate roadmap provokes strong resistance from the lobbies of the second industrial revolution but also those of the third.

The fossil fuel lobby is hit hard. It simultaneously opposes the process and invests in renewable energy. It plays for time on the length of the transition, relying on gas.

The nuclear lobby has a strong argument: the electricity it produces is carbon-free. But the security risks are high, and especially the price of nuclear kWh has become higher than that of renewable energies.

The automobile lobby is resisting. It gradually abandons the diesel, invests in the electric vehicle and plays the watch on the length of the transition with the gasoline car.

The air transport lobby acts mainly to escape the carbon tax, because the solar plane is not for tomorrow.

The agricultural lobby will withstand for a long time because replacing the productivist model with an ecological model is a real economic, technical and cultural revolution.

The digital lobby is not in the logic of the roadmap: it consumes a lot of energy and the smartphone, manufactured under a strong international division of labor and designed to be unrepairable and quickly obsolete, is a counter-model for the circular economy.

Force of habit

Beyond logical actions by the lobbies, the roadmap shows a profound transformation in the lifestyles of the population in all areas: food, housing, transport, consumption, work and leisure. This change will be complex and difficult because of the force of habit.

But the movement has already begun

This movement is particularly active at the local level, in some regions, cities and villages. The driving force is in the local territories. Let’s conclude on two very contrasting examples.

The city of Paris has set itself the goal of carbon neutrality in 2050 and has begun to influence, by provoking lively debates, the ways of life of the Parisians[2].

In Alsace, the village of 2,000 inhabitants of Ungersheim has set up an ambitious plan of 21 actions for the 21st century around three interesting ideas: intellectual autonomy, energy independence, food sovereignty[3].

The movement is underway, with the game of powers and counter-powers, experiments, mistakes and first results.

[1] The International Energy Agency reports that in 2014, fossil fuels account for 81% of the world’s primary energy mix.

[2] To listen to the radio chronicle on carbon and evolution of Parisian lifestyles, click here (in French).

[3] To listen to the radio chronicle on the interesting case of Ungersheim, click here (in French).

EDITORIAL SEPTEMBRE 2016/SEPTEMBER 2016

RESULTATS CHIFFRES DE LA POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE DE LA FRANCE : DES PROGRES INDENIABLES, DES PRATIQUES A MODIFIER EN PROFONDEUR

L’OCDE a publié en 2016 son troisième Examen Environnemental relatif à la France, après ceux de 1997 et de 2005. En complétant avec d’autres informations, c’est l’occasion de faire un point sur les résultats de la politique environnementale de la France.

Rattrapage du retard français

Jusqu’au milieu des années 2000, la politique environnementale de la France est peu ambitieuse (même si certains éléments en ont été définis dès les années 70). Un exemple, relatif au secteur du bâtiment, significatif parmi d’autres : la directive européenne n° 2002/91/CE relative à l’efficacité énergétique des bâtiments est publiée le 16 décembre 2002. Près de quatre ans plus tard, début 2006, aucun texte de mise en œuvre de la directive n’est publié en France. Le retard en particulier vis-à-vis des pays de l’Europe du Nord et de l’Allemagne est alors très important.

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QUANTIFIED RESULTS OF FRENCH ENVIRONMENTAL POLICY: UNQUESTIONABLE PROGRESS AND PRACTICES TO BE MODIFIED IN DEPTH

In 2016 the OECD published its third Environmental Examination of France, following those published in 1997 and 2005. In conjunction with other sources of information, it provides an opportunity to take stock of the results of French environmental policy.

France catching up

Until the mid-2000s, French environmental policy was unambitious (although some elements have been in place since the 1970s). A significant example concerning the property and construction industry: the European Directive No 2002/91/EC on the energy efficiency of buildings was published on 16 December 2002. Nearly four years later, in early 2006, no text implementing the Directive had been published in France. The gap vis-à-vis notably the Northern Europe countries and Germany was therefore considerable.

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EDITORIAL SEPTEMBRE/SEPTEMBER 2015

TRANSITION ENERGETIQUE : LA FRANCE EN POINTE

Après un an de débats, parfois houleux, au Parlement, la loi n° 2015-992 relative à « la transition énergétique pour la croissance verte » a été promulguée le 17 août 2015. Elle constitue une avancée très importante sur le long chemin de la transition énergétique des énergies fossiles et fissile vers les énergies renouvelables.

1/ C’est une grande loi stratégique aussi importante que les lois n° 2009-967 du 3 août 2009 et n° 2010-788 du 12 juillet 2010, dites lois Grenelle 1 et 2, qui ont fondé la politique française en matière d’environnement et de développement durable. Elle actualise, précise et amplifie la loi n°2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique, dite loi POPE.

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ENERGY TRANSITION: FRANCE AMONG THE LEADERS

After a year of sometimes heated debate in French Parliament, law n° 2015-992 on « Energy transition for green growth » was enacted on August 17, 2015. It is a very important step on the long road to energy transition from fossil and fissile energies towards renewable energies.

1 / This law is a great strategic law, as important as the laws n° 2009-967 of 3 August 2009 and n°2010-788 of 12 July 2010, called “Grenelle[1] laws” 1 and 2, which founded the French policy on environment and sustainable development. It updates, clarifies and amplifies law n°2005-781 of 13 July 2005 laying down guidelines for the energy policy program.

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EDITORIAL SEPTEMBRE/SEPTEMBER 2014

TRANSITION ENERGETIQUE ET TROISIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE EN FRANCE

Le conseil des ministres a adopté le 30 juillet 2014 le projet de loi relatif à « la transition énergétique pour la croissance verte ». Le texte sera discuté et amendé, puis voté par le Parlement en 2015. C’est un projet qui va dans le bon sens.

Les objectifs sont ambitieux :

– baisser la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % d’ici 2025, contre 75 % en 2012,

– réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, en vue d’une baisse de 75 % d’ici 2050, comparé aux émissions de 1990,

– diminuer de 50 % la consommation d’énergie finale d’ici 2050, comparé à la consommation de 2012,

– réduire la consommation d’énergie finale des énergies fossiles de 30 % d’ici 2030, comparé à 2012,

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THE ENERGY TRANSITION AND THE THIRD INDUSTRIAL REVOLUTION IN FRANCE

On July 30th 2014 the French Council of Ministers adopted a bill on « the energy transition for green growth. » The text will be discussed and amended, then passed by Parliament in 2015. This is a project that is going in the right direction.

The goals are ambitious:

– Lower the share of nuclear power in electricity generation to 50% by 2025, compared to 75% in 2012,

– 40% reduction in emissions of greenhouse gases by 2030, leading to a 75% reduction by 2050, compared to levels in 1990,

– 50% reduction in final energy consumption by 2050, compared to 2012 consumption,

– Reduce final energy consumption of fossil fuels by 30% by 2030, compared to 2012,

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EDITORIAL SEPTEMBRE/SEPTEMBER 2013

LA TRANSITION ENERGETIQUE ET ECOLOGIQUE EN FRANCE:

OBJECTIFS AMBITIEUX ET NECESSAIRE MOBILISATION DES PROFESSIONNELS, DES OCCUPANTS ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

La Conférence Environnementale, mobilisant Etat, Parlement, collectivités territoriales, patronat, syndicats et organisations environnementales, qui s’est déroulée à Paris les 20 et 21 septembre 2013, a précisé les objectifs et plusieurs des moyens de la politique environnementale actuelle française.  Une vision à long terme 2050 : un premier objectif avait été défini dans la loi de programmation de l’énergie votée en 2005 : la baisse des émissions de gaz à effet de serre de 75% d’ici 2050, comparées à 1990 (dénommé « facteur 4 » – division par 4 des émissions de gaz à effet de serre -). Le Président de la République a fixé un deuxième objectif pour 2050 : la baisse de la consommation d’énergie finale de 50% par rapport à 2013,  nouvel objectif non partagé par le patronat français.

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THE ENERGY  AND ENVIRONMENTAL TRANSITION IN FRANCE:

AMBITIOUS GOALS AND NECESSARY COMMITMENT OF COMPANIES, THE USERS AND LOCAL AUTHORITIES

The Environmental Conference, involving government, Parliament, local authorities, employers, trade unions and environmental organizations, which took place in Paris on 20 and 21 September 2013, specified the objectives and means of the French current environmental policy. A long-term vision 2050: a first objective had been defined in the energy law passed in 2005 : a reduction in greenhouse gas emissions in 2050 by 75% compared to 1990 (called « factor 4 » – i.e. division by 4 emissions of greenhouse gases). The President of the Republic defined a second objective : a decrease in final energy consumption in 2050 by 50 % compared to 2013, a new goal not shared by the French employers. 2030: a new goal, also set by the President of the Republic: a decrease of 30% compared to 2013 of energy consumption from fossil fuels. 2025: a reminder of the commitment made in 2012 by the President of the Republic, a decline in the share of nuclear energy from 75% to 50% in the production of electricity.

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EDITORIAL SEPTEMBRE/SEPTEMBER 2012

DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT A LA TRANSITION ECOLOGIQUE ET ENERGETIQUE

Organisée après les élections présidentielles de 2007, la concertation du Grenelle de l’Environnement entre l’Etat, le patronat, les syndicats, les collectivités territoriales et les associations environnementales a permis à la France de rattraper son retard vis-à-vis des pays les plus avancés dans les domaines du changement climatique, de la biodiversité et des risques environnementaux et sanitaires. Les lois Grenelle 1 et 2 de 2009 et 2010 ont fondé la nouvelle politique du pays qui s’est traduit par des avancées dans les trois domaines.

Quelle est la situation après les élections présidentielles de 2012 et le changement d’orientation politique du pays ? La Conférence Environnementale des 14 et 15 septembre 2012 qui rassemblait les mêmes partenaires que ceux du Grenelle de l’Environnement, plus des représentants du Parlement, donne des premiers éléments de réponse.

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THE ECOLOGICAL AND ENERGY TRANSITION: THE NEW FRENCH ENVIRONMENTAL POLICY

Held after the 2007 presidential elections, the dialogue of the “Grenelle de l’Environnement” between the government, employers, trade unions, local authorities and environmental associations has enabled France to catch up vis-à-vis the most advanced countries in the areas of climate change, biodiversity and environmental and health risks. The laws Grenelle 1 and Grenelle 2 of 2009 and 2010 established the new national policy which has resulted in progress in all three areas. What is the situation following the 2012 presidential elections and the change of political direction of the country? The Paris Environmental Conference on 14 and 15 September 2012 which brought together the same partners as those of the “Grenelle de l’Environnement”, as well as representatives of the Parliament, provided some of the first answers.

 

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EDITORIAL AOUT / AUGUST 2011

Immobilier durable: faisons le point

L’immobilier durable peut être défini comme étant un immobilier significativement performant dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et de la santé, tout en étant acceptable socialement et d’un coût maîtrisé. Etroitement articulé à l’urbanisme et aux transports, il constitue une dimension essentielle de la ville durable.

Depuis la création de ce blog, il y a trois ans – c’était en avril 2009 -, la question de l’immobilier durable a fortement progressé, tant du côté des pouvoirs publics que de celui des professionnels, ainsi que dans le monde de la recherche, en France comme à l’international.

Au niveau européen, la directive 2010/31/UE du 19 mai 2010 sur la performance énergétique des bâtiments a actualisé la précédente directive de 2002, et a ainsi donné de premiers éléments d’application dans l’immobilier et le bâtiment, du « paquet climat énergie » européen décidé fin 2009, politique dite des « trois 20 en 2020 » : moins 20 % de gaz à effet de serre et de consommation d’énergie, 20 % d’énergies renouvelables, en moyenne dans les 27 pays membres.

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Editorial in English

Sustainable Real Estate: let us take stock

Sustainable real estate can be defined as a significantly efficient real estate in the areas of energy, environment and health, while socially acceptable and at reasonable cost. Closely articulated to urban planning and transportation, it is an essential dimension of the sustainable city.

Since the creation of our blog, three years ago – it was in April 2009 -, the issue of sustainable real estate has increased strongly, both from government and from Construction and Property sector players, and also in the world of research.

The European Directive 2010/31/EC of 19 May 2010 on the Energy Performance of Buildings has updated the previous 2002 Directive, and thus gave a basis of application, in real estate and construction, of the European « Climate and Energy Package » decided in late 2009, the so-called policy of “Three 20 in 2020″: a decreasing of 20% of greenhouse gas emissions and energy consumption, 20% renewable energy, on average in the 27 Member States.

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EDITORIAL MARS / MARCH 2011

ACTUALITES DU BLOG

Bonjour, pour lire l’étude Les immeubles de bureaux « verts » tiennent-ils leurs promesses?, que j’ai réalisée pour le CSTB et le certificateur CERTIVEA, cliquez ici. 

L’Ecole des Ponts ParisTech vient de créer un nouveau Mastère Spécialisé Immobilier, Bâtiment, Energie, que je dirige. Pour plus d’information et s’inscrire, cliquerici.

Je tiens une chronique mensuelle dans la lettre Green de Business Immo. Pour lire ces chroniques, cliquer ici.

Le Task Group 66 du Conseil International du Bâtiment, que j’anime, porte sur la mise en oeuvre des politiques d’efficacité énergétique des bâtiments dans les 5 continents. Pour télécharger les présentations ou écouter les conférences enregistrées lors du séminaire international de lancement et des 3 sessions internet dédiées à l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, cliquer ici.

BLOG NEWS

Hello, to download « Are « Green » Office Buildings keeping their promises? », a study I made for French Research Institute CSTB and Certifier CERTIVEA, please click here

Our informal Task Group « Green Value in Use » presented in June 2011 a paper entitled « Assessing Green Value: A Key to Investment in Sustainable Buildings« . To download it, please click here.

I coordonate an International Council for Building (CIB) Task Group dedicated to The Implementation of Energy Efficient Buildings Policies in 5 Continents. To download the presentations or to listen to the registered conferences during the kick off International Seminar and 3 Internet Sessions dedicated to Europe, North America and South America, please click here.

LA CATASTROPHE EST PROBABLE, CROYONS EN L’IMPROBABLE

«  Le vaisseau spatial Terre est propulsé par quatre moteurs incontrôlés : la science, la technique, l’économie, le profit, chacun d’eux étant alimenté par une soif insatiable : la soif de connaissance (science), la soif de puissance (technique), la soif de possession, la soif de richesses ». Par cette phrase, issue de son dernier livre[1], Edgar Morin nous incite à réfléchir où ces moteurs insatiables amènent notre petite planète.  

Pour lui, la réponse est claire : « vers l’abîme[2] » est l’issue la plus probable.Car à côté du meilleur que peuvent engendrer science, technique, économie et profit, ces quatre moteurs peuvent aussi produire le pire, sur une planète où s’interpénètrent, selon Edgar Morin, pas moins de sept crises simultanées : économique, écologique, démographique, urbaine, rurale, politique et sociétale[3].

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THE DISASTER IS LIKELY, BELIEVE IN THE UNLIKELY

 

« The Spaceship Earth is powered by four uncontrolled engines: science, technology, economy and profit, each being fed by an insatiable thirst: the thirst for knowledge (science), the thirst for power (technical), the thirst for possession, the thirst for wealth[1]. » By this sentence, resulting from his latest book, French sociologist Edgar Morin encourages us to think where these insatiable engines will bring our small planet. For him, the answer is clear: « Towards the abyss[2]” is the most likely outcome.


Truth to say, if Science, technology, economy and profit can produce the best, the four motors can also produce the worst, on a planet where are happening, according to Edgar Morin, no less than seven simultaneous crises: economic, ecological, demographic, urban, rural, political and societal.
 

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[1] « La Voie, Pour l’avenir de l’humanité ». Edgar Morin. Fayard. 2011. Page 28.

[2] Qui est le titre d’un de ses précédents ouvrages. « Vers l’abîme ? ». Edgar Morin. L’Herne. 2007.

[3] « La Voie », op cit page 21.

EDITORIAL SEPTEMBRE / SEPTEMBER 2010

Le groupe de réflexion informel « Valeur Verte en Pratique », dont je fais partie, a publié une synthèse de ses travaux sous le titre « Evaluer et garantir la valeur verte immobilière » dans IEIF Réflexions Immobilières n°53 du 3ème trimestre 2010. Pour télécharger l’article, cliquer ici.

J’ai été interviewé par « Innov’ in the City » sur le changement important que représente l’immobilier à haute efficacité énergétique pour les professionnels. Pour voir la video, cliquer ici.

Dans cet éditorial, un dialogue fructueux est établi avec le directeur général d’une foncière allemande sur la « valeur verte » immobilière. Au-delà de plusieurs divergences, d’intéressantes convergences apparaissent.

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EDITORIAL IN ENGLISH

In this editorial, a fruitful dialogue is established with the CEO of a German Real Estate Investment Trust on “green value”. Beyond several differences, interesting similarities emerge.

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DIALOGUE SUR LA « VALEUR VERTE » AVEC LE DIRECTEUR GENERAL D’UNE FONCIERE ALLEMANDE

Nous avons reçu récemment le courriel suivant :

« Cher Monsieur,

 J’ai lu avec attention votre « Guest Column » dans « Property Investor Europe» de Juillet 2010, intitulée « Obsolescence issues mean green real estate no longer an extra cost, but extra value ».

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DIALOGUE ABOUT « GREEN VALUE » WITH THE CEO OF A GERMAN REAL ESTATE INVESTMENT TRUST


We recently received the following email:

 

Dear Sir,

I read with interest your Guest Column in the July 2010 edition of “Property Investor Europe” titled « Obsolescence issues mean green real estate no longer an extra cost, but extra value ».

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DIRECTIVE EUROPEENNE ET GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT

La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments n° 2010/31/UE du 19 mai 2010 actualise, pour les 27 pays membres de l’Union Européenne, le plan d’action qui avait été défini huit ans auparavant par la directive n° 2002/91/CE du 16 décembre 2002.

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EUROPEAN DIRECTIVE AND ITS IMPLEMENTATION IN FRANCE

The European Energy Performance of Buildings Directive (EPBD) N°2010/31/UE of 19 May 2010 updates, for the 27 Member States of the European Union, the Action Plan which was established eight years ago by Directive N°2002/91/EC of 16 December 2002.

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